Au Revoir l’UCAC !

Hello !! Vous allez bien j’espère. De mon côté tout baigne je n’ai absolument pas à me plaindre mais tout d’abord j’aimerais souhaiter une bonne fête du ramadan aux musulmans, avant d’entrer dans le vif du sujet.

 Depuis un certain temps déjà, si vous étiez habitués à souvent visiter mon blog, vous avez sans doute remarqué que je ne publiais avec la régularité que vous m’aviez connu d’antan. Et pour cause, je m’étais promis de ne recommencer à bloguer que lorsque j’aurais ENFIN soutenu mon mémoire de master. C’était un défi que je m’étais lancé et j’avais vraiment besoin de me concentrer et de finir avec ce mémoire une bonne fois pour toutes. Le chemin n’a pas été facile, surtout ces dernières semaines mais j’y suis parvenue !

Vous m’auriez vu il y a quelques temps que vous ne m’auriez assurément pas reconnus. Déjà que j’avais entamé une vie de recluse et en plus de cela j’étais négligée à un point ! Je me rappelle encore avoir dit à un camarade la semaine dernière « Je n’ai pas le temps d’être jolie, ce qui compte pour le moment c’est mon mémoire ». Ce mémoire, normalement j’aurais dû le soutenir en juin 2017, mais alors que mes camarades présentaient leurs travaux le mien était loin d’être achevé. Mais depuis lors je me suis donnée à fond dans la recherche. La bibliothèque de l’OHADA et la bibliothèque centrale de l’université Catholique d’Afrique Centrale (UCAC) du campus de nkolbisson étaient devenues mes résidences secondaires.

Petit détour dans le passé…

Avant de continuer mon récit si je puis l’appeler ainsi, je tiens à faire un petit détour dans le passé. Et c’est avec beaucoup de nostalgie que je pense à mes premiers jours à l’UCAC (la Catho). C’était en Octobre 2012 sur le campus de Nkolbisson. J’étais alors en tronc commun et nous étions en «  première année Licence sciences sociales et gestion », je sortais fraichement de terminale au collège de la retraite et mes amies étaient soit sur l’autre campus de l’université (le campus d’Ekounou-ayene) soit dans d’autres universités. Autant dire que j’étais un tout petit peu seule sur ce nouveau campus mais je n’étais pas vraiment dépaysée, parce qu’il y avait plein d’anciens élèves de mon collège et puis je suis quelqu’un d’assez sociable. En parlant de sociabilité, je ne saurais vous comment mais très vite, avec 5 filles on a formé une bande de 6. Ca été très naturel et nous nous sommes vite attachées les unes aux autres . Mais qu’est-ce qu’on était bruyantes ! Je me rappelle encore nous fous rire à la buvette pendant les pauses. Je me rappelle aussi quand, en première année j’ai malencontreusement fait sonner le téléphone d’une amie dans l’amphi et que notre professeur d’introduction au droit a décidé d’interrompre le cours…. Ce jour-là je me suis faite confisquée mon téléphone par l’administration.

Et puis il y a eu le Club mode, où j’ai été membre très active pendant 3 ans. J’adorais ce club, nos prestations pendant les nombreuses soirées culturelles organisées par l’association culturelle. A un moment donné même je pense que j’ai été chargée d’apprendre aux nouvelles arrivantes à défiler (à l’époque on disait que je défilais bien lol).

Je me rappelle les tous premiers résultats. Quand la nouvelle s’était répandue, nous avions presque tous quitté le cours qui se déroulait et étions partis les consulter. Les miens n’étaient pas si mauvais, j’avais trois matières en rattrapage sur une dizaine ou une quinzaine je ne sais même plus mais au second semestre c’était la catastrophe ! 7 matières à refaire mais vous savez, j’ai toujours été une personne qui ne se laisse pas facilement dépassée par les évènements aussi, m’étais-je franchement mise au travail et en prière et lorsque les résultats définitifs étaient sortis, j’avais validé toutes mes matières et étais admise en deuxième année avec une bonne note d’ailleurs.

Ma deuxième année à la Catho a aussi été cool mais de toutes les années que j’ai eu à passer dans cette université, c’est mon année de licence  qui a été la meilleure. Notre classe, les Licence en Sciences Juridique et Politique, était tellement animée, y avait toujours une nouvelle histoire, un nouveau clash. Des camarades avaient même surnommé notre classe la promo du « face à face ». Je me rappelle tous les après-midi qu’on passait à bonandjo le plus souvent dans la chambre de Milou à regarder des films, à bavarder, à rire, à faire les folles et les fous… Oui j’ai beaucoup aimé mon année de Licence, je le dit tous jours s’il est une année que l’on me demandait de revivre sans hésitation je choisirais celle-là.

 Et puis il y a eu le master. J’ai dû laisser presque tous mes camarades et amies sur le campus de nkolbisson, puisqu’ils avaient choisi le parcours contentieux et arbitrage des affaires et que j’avais choisi le parcours droits de l’Homme et Action humanitaire. A Ekounou, j’ai toujours trouvé tout très différent et moins bien qu’en nkolbisson, l’ambiance, la chaleur des gens, la simplicité des gens, mes amis et camarades de nkolbisson, tout me manquait. J’étais toujours dans la même université mais on aurait dit que c’était un monde complètement différent. J’ai fini par m’y faire mais je ne vais pas vous mentir, je n’ai jamais réussi à aimer ce campus comme j’ai aimé le campus de nkolbisson. Mais ma classe de master était cool aussi, très peu de mes camarades venant directement de la catho comme moi mais plutôt d’autres universités. Ceci étant on a tous vite fait de former un système dans lequel chacun avait son rôle à jouer. Evidemment j’ai endossé mon habituel rôle que j’endosse depuis le collège d’ailleurs : celle qui aime lancer des blagues pendant le cours et détendre l’atmosphère. Certains professeurs ont apprécié ce trait de ma personnalité, d’autres pas du tout mais alors  PAS DU TOUT ! (je ne vais pas vous raconter tous les détails lol).

 ET puis cette année la fameuse soutenance

Après avoir passé deux ans en classe de master, il ne me restait donc plus que la rédaction de ce mémoire qui a été assez difficile pour moi car le thème que j’ai choisi m’obligeait à maîtriser un certain nombre de matières en droit des affaires qui n’étaient évidemment pas ma spécialité. Mais finalement, avec beaucoup d’effort et de prières, j’y suis parvenue in extremis (j’ai manqué de peu la forclusion pour le dépôt de mon mémoire). La programmation de nos soutenances a été très rapide, tout ça m’a paru un peu irréel jusqu’au mercredi 13 juin 2018 date de la soutenance de master.

Je ne vais pas vous mentir, j’étais tellement stressée qu’arrivée en salle je me suis mise à chialer. Et retenez le, je ne pleure jamais, ou alors très rarement je suis une personne assez flegmatique mais ce jour-là l’idée de savoir qu’après tant de travail quelqu’un pouvait réduire mon travail à néant m’a pétrifié. Mais j’ai vite repris du poil de la bête et j’ai soutenu…. Le speech que j’avais rédigé le matin même parce que je n’avais absolument pas eu de temps avant était trop long, j’ai donc été sommée de conclure avant même d’avoir lu la moitié de mon speech. Puis… les interventions du jury, des petites critiques sur la forme du document, moi qui ne faisais que boire de l’eau pour garder mon calme et les questions interminables de mon président jury… Après quelques minutes de face à face avec le président de mon jury qui m’ont semblé interminables, le jury a enfin décidé de se retirer et là j’ai senti toute la pression retomber. Le plus dur venait d’être fait, il ne restait plus qu’à attendre la décision du jury. Et elle est arrivée un peu plus tard : une petite mention très bien dont je suis tellement fière aujourd’hui.

Donc j’ai officiellement fini avec la Catho, cette merveilleuse école où j’ai rencontré des personnes merveilleuses et surtout, j’ai rendu maman fière, et ça, ça vaut tous les masters du monde !

aurevoir l'ucac1 (2)

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Ps : S’agissant de ma tenue, sachez-le elle n’était même pas mon troisième choix. A la base je voulais un ensemble tailleur-pantalon mais je n’ai tellement pas eu de temps d’aller fouiner le marché, ensuite mon choix s’est portée sur une combinaison qui était trop chère, après une amie m’a fait envoyer une robe de douala mais malheureusement celle-ci était trop sexy pour l’occasion. En désespoir de cause, le matin de ma soutenance, j’ai fini par porter cette robe mi-traditionnelle mi-autre-chose-dont-j’ignore-le-nom que j’avais déjà porté plusieurs fois avant.

aurevoir l'ucac3

En espérant que ce billet vous a plu, passez une agréable journée et à très bientôt puisque je vais recommencer à publier des articles.

 

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